Re: POST A FLOOD
mer. 15 août 2012, 07:37
Je les entends régulièrement, et c'est souvent écœurant. D'où le fait qu'il y ait plusieurs personnes dont j'aimerais bien refaire la face un jour.
Quand à la valeur des lois en elles-même, elles sont en effet actuellement indispensables (mais pas dans l'idéal). En bonne Rousseauiste d'ailleurs, je ne considère comme pouvant être qualifiée de loi que celles qui sont bonnes ; donc évidement, si on le prend comme ça c'est plutôt positif =p.
Après, je ne suis pas certaine au contraire que ça aille dans le bon sens.
On essaye de faire englober le plus de choses possibles dans les lois -ce qui est une bonne chose en soi, quoique rarement bien fait- mais après de considérer que ces lois sont finalement exhaustives, ce qui est faux. Heureusement d'ailleurs qu'il reste la magistrature pour traiter les affaires d'un point de vue humain, mais celle-ci peut faire de plus en plus difficilement son boulot.
Ça a tendance également à compliquer les textes, et à créer des contradictions. Les avocats servent en partie à ça. Enfin, vous me direz, au point où ça en est... Et ce n'est pas spécifique à la France mais à tout les pays.
Mais quand je parlais de mauvaise direction, je parlais principalement de la tendance des lois de l’État à légiférer de façon à laisser plus de libertés aux lois des propriétaires.
C'est vraiment un danger immense, et je pèse mes mots. Les tentatives de réglementation sur la propriété intellectuel, comme Acta, vous seront sûrement parlant, mais ça ne s'arrête pas là. Ça implique en règle général plus de liberté dans les clauses des contrats des propriétaires, et on en revient à l'histoire de la caissière.
C'est vraiment les plus belles conneries des États libéraux, la délégation progressive de leurs pouvoirs.
Ça ne peut aboutir qu'à des cauchemars à la SF cyber-punk, avec des multinationales toutes puissantes et des États coquille. Vous me direz que j'exagère, mais on était arrivé à ce stade par moments aux JO de Londres. Bon, j'ai vraiment pas le temps de développer, je le ferai à l'occaz.